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Un peu d'histoire...

Histoire Maya.

Origines

Les origines du peuple maya  sont contestées. Deux principales théories sont avancées :
  • la plus courante veut que les Mayas soient originaires d'Asie et qu'ils aient franchi le détroit de Béring.
  • une autre mouvance considère les Mayas originaires d'îles du Pacifique
  • Des théories plus récentes disent que les mayas seraient nés dans les Basses-terres (Peten) de la forêt tropicale ou pourraient descendre des Olmèques.
Le mot maya signifie maïs, céréale qui tient une place primordiale dans la vie quotidienne des Mayas au point qu'ils se sont désignés eux-mêmes comme des « hommes de maïs ».

Civilisation

Article détaillé : Civilisation maya.

Durant le Ier millénaire les Mayas formaient l'une des grandes civilisations de Mésoamérique. Ils étaient organisés en centres urbains composés d'un site civique et cérémoniel, de palais de dignitaires, de quartiers périphériques d'artisans, de commerçants et de guerriers, et de hameaux dispersés de population rurale. Leur civilisation a ensuite perduré jusqu'au XVIe siècle dans le nord de la péninsule du Yucatán. Ils possédaient l'écriture hiéroglyphique, la numération de position (en base 20 avec le zéro), l'astronomie (calendrier et éphémérides) et l'architecture (édification de pyramides et de temples). On trouve aujourd'hui de nombreux sites archéologiques mayas dans le Yucatan et au Guatemala.
La large révolte menée au XIXe siècle par les Mayas originaires du Yucatán, aussi connue sous le nom de guerre des Castes du Yucatán, fut l'une des plus victorieuses révoltes amérindiennes, ayant permis l'obtention temporaire de l'État maya de Chan Santa Cruz, reconnu comme une nation indépendante par l'Empire britannique.

Le monde ne savait presque rien des Mayas il y a deux cents ans. La forêt avait recouvert la plupart des cités, et suite aux conquêtes espagnole du XVIe et XVIIe siècles, les prêtres européens avaient brûlé la quasi-totalité des rares livres en écorce de figuier laissés par les Mayas.


Chronologie

On distingue généralement trois périodes dans la civilisation maya : le Préclassique (de 2600 av. J.-C. à 250 apr. J.-C.), le Classique (de 250 à 900), le Postclassique (de 900 à 1521), et le Classique final (de 800 à 900) où Épiclassique.
  • Préclassique :À partir de -2000, on assiste à l'essor de la civilisation olmèque, dont sont issus de nombreux aspects de la civilisation maya.
  • Classique :  C'est une période qui est marquée par de perpétuelles rivalités entre de nombreuses cités-États puis vers le IXeme siècle, au dépeuplement quasi total des puissantes cités mayas.Plusieurs explications sont données :
    • Crise écologique (Surexploitation des sols déjà pauvres à la base)-
    • Crise démographique (Problème de nourriture, d'approvisionnement en eau)
    • Les invasions (Guerre entre cités)
    • Les catastrophes naturelles (Sécheresse)
    • Les études récentes privilégient une accumulation de facteurs défavorables, qui auraient entraîné des conflits sociaux internes et externes, jusqu'à la faillite et l'abandon du système socio-politique des cités-État
  • Postclassique :  
    • Il semblerait que l'affaiblissement du monde maya ait entraîné des mouvements de populations chichimèques et par là même un renouveau du pouvoir nahua, dorénavant aux mains des Toltèques.
    • Après avoir vaincu les Aztèques en 1521, les Espagnols se lancèrent à la conquête des territoires mayas. Grâce à leur supériorité technologique et aux antagonismes entre royaumes mayas des Hautes-Terres du Guatemala, qu'ils poussèrent à se monter les uns contre les autres, ils les écrasèrent rapidement en 1524. Les Mayas du Yucatán, en revanche, opposèrent aux envahisseurs une résistance farouche. Les deux premières tentatives de conquête par Francisco de Montejo, en 1527-28 et ensuite de 1531 à 1535, échouèrent. En 1541, son fils, Montejo le jeune, profitant de l'hostilité entre les clans Cocom et Xiu, parvint à s'implanter dans la région et fonda Mérida en 1542. Protégé par son relatif isolement dans la jungle du Petén, le dernier État maya, le royaume itzá de Tayasal, ne succomba aux Espagnols qu'en 1696-97. Les maladies importées d'Europe par les Espagnols et inconnues des indigènes ne furent pas étrangères à la défaite des Mayas. Dès 1521, une épidémie de variole emporta le tiers de la population des Hautes-Terres du Guatemala. Il en alla de même au Yucatan. À leur arrivée, les Espagnols firent face à des adversaires déjà affaiblis. 
  • Un nouveau monde :
    • La colonisation de l'Amérique a changé l'histoire du monde. De grandes civilisations ont disparu, une autre est née, mêlant les traditions espagnoles et indiennes.
    • La découverte de mines d'argent permit le développement économique de l'Europe grâce au pillage de ces richesses.
    • Malgré l'arrivée de nombreux colons (volontaires ou non), les indiens furent obligé de travailler dans les mines et plantations alors que leurs terres étaient distribuées à l'envahisseur.
    • Aujourd'hui, il resteraient environ 2 millions de Mayas répartis entre le Mexique et le Guatemala.

Contraintes archéologiques

Aujourd'hui, la compréhension de cette civilisation est encore très fragmentaire.
  • Les mayas étaient implantés en  grande partie sur des terres situées en milieu tropical (les Basses-Terres du sud). Ce qui n'a pas aidé à la conservation des ruines constructions. Bien au contraire, la jungle envahissante a systématiquement repris possession des espaces dégagés. Les racines s’immisçant entre les blocs, la poussée végétale a fait exploser les bâtiments, réduisant souvent temples et palais en amoncellements de pierres. Les Hautes-Terres et les Basses-Terres du nord ont globalement été plus épargnées par ce phénomène. De surcroît le climat chaud et humide a semblablement contribué à faire disparaître les constructions en matériaux organiques et autres objets périssables qui auraient pu considérablement nous renseigner.
  • Pendant longtemps, le pays maya a été secoué par des troubles politiques qui ont régulièrement perturbé et ralenti le travail des archéologues.
  • De plus il faut prendre en compte que de nombreux et précieux témoignages ont été irrémédiablement perdus lors de la conquête espagnole. Les missionnaires chrétiens ont cherché à éradiquer toute trace de culte païen parmi les Amérindiens. Les archives mayas, les fameux codex recelant des données inestimables concernant l’histoire et la science de la civilisation maya, ont été détruites lors d’autodafés comme celui de Maní en 1562.

Organisation politique et sociale



Economie

Les ressources étaient variables selon l'environnement local, sensiblement différent dans les Hautes-terres, les Basses-terres du sud et du nord. Pour assurer leur subsistance, les Mayas pratiquaient la chasse et la pêche, l'élevage et l'agriculture. L'élevage était limité à quelques espèces, dindon et chien. Pour palier cette carence en protéines, les Mayas chassaient une variété d'animaux, tels que le cerf, le pécari, le tapir, l'agouti, le paca ou encore deux espèces de singes, sans compter diverses espèces d'oiseaux.

Les Mayas tiraient le plus gros de leur subsistance d'une agriculture sur brûlis.

Art

On a souvent qualifié les Mayas de Grecs du Nouveau Monde, tant était grande leur maîtrise dans le domaine esthétique.

Ecriture

L’écriture maya apparaît à partir de 300 av. J.-C. L’écriture maya passe assez rapidement d’une forme logographique, où chaque mot est représenté par un dessin, à une forme mixte, logographique et phonétique de type syllabique
Les Mayas utilisaient 800 signes individuels ou glyphes, disposés deux par deux en colonnes se lisant de gauche à droite et de haut en bas. Les glyphes mayas représentaient des mots ou des syllabes se combinant pour désigner n'importe quel concept. Les inscriptions hiéroglyphiques étaient soit gravées dans la pierre ou le bois sur des monuments et des œuvres architecturales, soit peints sur du papier, des murs de plâtre ou des objets en céramique. Le système n'était pas alphabétique
L’écriture maya est actuellement décodée à environ 80%


Science

Comme les autres civilisations mésoaméricaines, si les Mayas étaient par certains aspects en retard sur l’Europe, ils étaient en revanche très avancés dans d'autres secteurs. Leur connaissance de l’astronomie surprend encore les scientifiques actuels. Leurs réalisations architecturales sont également remarquables. Les édifices exploitent par ailleurs leurs connaissances astronomiques pour créer des effets saisissants à partir de jeux de lumière. 



Architecture


La forme la plus emblématique de l'architecture maya est la pyramide à degrés. Le peuple maya aurait adopté l'architecture verticale pour se rapprocher de ses dieux.

L'apogée de la culture maya a coïncidé avec l'émergence de grandes cités, centres de pouvoir religieux, commercial et politique, comme Chichen Itza, Tikal et Uxmal. L'observation du style de l'architecture maya est une des clés pour comprendre cette civilisation.
  • Les villes

L'emplacement des villes mayas ne semble pas être planifié; elles se déploient en effet un peu au hasard sur tous types de terrains des plaines du nord du Yucatan aux collines de l’Usumacinta. La péninsule du Yucatan, où rayonna la civilisation maya, est un bas plateau calcaire qui ne s'élève guère au-dessus du niveau de la mer, couvert d'une jungle épaisse.
Au cœur de la cité maya se trouvent de larges places où se concentrent les bâtiments officiels, temples, acropole royale, stade, etc. Une attention particulière est portée à l'orientation des temples et des observatoires afin de respecter la cosmogonie maya. Dans un deuxième cercle autour de ce centre rituel se concentrent les demeures des nobles, les temples mineurs. Enfin, en dehors de ce centre urbain se déploient les modestes maisons du peuple.

L’architecture classique maya peut se résumer en une division de l’espace en deux : un espace public monumental, urbanisé et un espace privé relégué au second plan. C’est seulement à la fin de l’ère post classique que les cités se fortifient, détruisant les larges places de l’ère classique.
  • Les matériaux
Un des aspects étonnants de la culture maya est sa capacité à construire d’immenses ouvrages à l’aide de techniques rudimentaires. En effet, les mayas n’utilisaient ni outils en métal, ni poulies, ni même la roue. En contrepartie, l’architecture maya exigeait une importante main d’œuvre.

Toutes les pierres des bâtiments mayas semblent provenir de carrières situées à proximité. Le matériau le plus utilisé était le calcaire, qui peut être facilement taillé avec des outils en pierre. Le mortier est lui aussi à base de calcaire pilé, brûlé et mélangé qui reproduit les propriétés du ciment. Les progrès dans la taille des pierres réduiront l’utilisation de ce mortier, les pierres s’emboîtant parfaitement.



On note également l'apparition de la céramique à pâte fine sur des sites comme Seibal et Altar de Sacrificios à la fin du VIIIe siècle, dont l'introduction témoigne d'une influence sur la culture maya, et a servi à appuyer la thèse d'invasions étrangères qui pourraient être à l'origine de l'état de guerre qui a anéanti la civilisation classique.
  • les techniques de construction
La plupart des bâtiments en pierre reposent sur une chape dont la hauteur varie de moins d'un mètre pour les petites structures, à plus de 45 mètres pour les grands temples et les pyramides. Sur au moins un côté se trouve une volée de marches, souvent très raide.

Cette chape était constituée d’une série de cellules délimitées par des murs. L’espace créé par ces cellules était ensuite rempli de gravier.

Les surfaces étaient recouvertes de plâtre par souci d’uniformité. Le plâtre était produit en brûlant la pierre calcaire en poudre qui était ensuite mélangée avec du sable calcaire (sascab) et de la résine d’arbre (holol) pour la plasticité.

Enfin les surfaces étaient peintes avec des pigments minéraux et organiques dont l’hématite et l’indigo qui servaient à produire les deux principales couleurs : rouge et bleu. Le célèbre bleu maya était ainsi constitué d’indigo, d’azurite (minéral) et d’argile paligorskite.

L’architecture maya se caractérise par l’emploi généralisé du mortier dans les constructions. En effet, ne connaissant pas la technique de la clef de voûte, leurs possibilités de créer des espaces couverts étaient très réduites. L’usage de colonnes et d’architraves n’a d’ailleurs été constaté qu’en de rares occasions apparemment involontaires. Dépourvus de ces moyens élémentaires, les Mayas ont ainsi systématiquement employé le mortier, avec toutes les conséquences que cela implique : des murs très épais afin de soutenir un plafond excessivement lourd, et un espace intérieur exigu. Divers stratagèmes ont donc été employés pour limiter l’aspect pesant des bâtiments. Frises géométriques, colonnettes verticales ou encore sculptures plus ou moins élaborées se sont développées pour atteindre leur apogée à l’ère post-classique. Le style puuc au Yucatan en est le meilleur exemple (Uxmal, Labná, Kabah, Sayil, etc.)

Ces sites peuvent être formés de  :

  • Palais
  • Pyramides
  • Temples
  • Observatoires
  • Terrains de jeu de balle

 Croyances

Les mayas croyaient que les grandes grottes, appelées "cenotes", étaient les repères des dieux et que ceux-ci pouvaient avoir diverses apparences la nuit et le jour.
Une légende raconte qu'un dieu tout puissant, appelé Itzamna, était à l'origine de la création du monde. Ce dieu serait marié à la déesse de la lune, appelée Ixchel, et ensemble ils auraient eu plusieurs enfants;
  • leurs fils seraient les dieux du maïs (Yum Kah), du commerce, des sacrifices et des étoiles.
  • leurs filles seraient les déesses de l'eau, de la nuit et du paradis.
L'univers, selon les mayas, est divisé en trois grandes entités différentes: Le ciel, la terre et le monde inférieur.
Le ciel était composé de treize étages et chaque étage avait sa propre divinité.
La terre était une forme plate et carrée représentant le dos d'un crocodile géant qui reposerait sur un bassin d'eau et dont chaque angle du carré représentait une couleur:
  • Blanc pour le Nord
  • Jaune pour le Sud
  • Noir pour l'ouest
  • Rouge pour l'Est
Au centre de la "planche" il y avait un arbre (la ceiba) reliant le ciel et le monde souterrain. Cet arbre symbolisait l'axe de l'univers.
Le monde inférieur était composé de neuf royaumes dirigés par neuf "seigneurs de la nuit".
L'univers, selon les mayas, a eu plusieurs existences. Chacune de ces existences était organisée par les dieux pour ensuite être détruite par ceux-ci. Ce renouvellement symbolise l'évolution du genre humain et a pour but l'amélioration de celui-ci afin de maintenir l'univers en vie.
Les dieux sont primordiaux pour les mayas et constituent une part importante de leur quotidien. Parmi les dieux qu'ils vénèrent intensivement, il y a le dieu de la pluie, Chaac. C'est un dieu extrêmement important car les rivières coulent sous la terre dans des grottes et non à la surface de celle-ci ce qui fait du Yucatan une région très asséchée, par conséquent sans ce dieu la civilisation disparaitrait. Chaac est le dieu le plus représenté et afin de lui montrer leur reconnaissance, tous les temples lui étaient dévoués et dans les anciennes cités de nombreuses statues le représentant furent installées. Lorsque les Mayas pensaient que Chaac était en colère, ils faisaient même des sacrifices humains.
Ces sacrifices sont pratiqués très régulièrement au cours de cérémonies complexes où ils offrent une âme à leur dieu.
Certains se coupent ou percent une partie de leur corps pour pouvoir enduire les statues des dieux de leur sang.
Cependant il n'y a pas seulement les sacrifices humains qui sont nécessaires pour vénérer les dieux comme il se doit; en leur apportant de la nourriture, en faisant brûler de l'encens ou encore avec différents parfums qu'ils faisaient s'échapper ( le copal par exemple qui est une résine très odorante).
Le principal centre religieux du monde maya était Chichen Itza.

Population

Les plus grandes populations mayas contemporaines sont dans les états mexicains du Yucatán, du Campeche, du Quintana Roo, du Tabasco, et du Chiapas, ainsi que dans les pays d'Amérique centrale comme le Belize, le Guatemala et les parties occidentales du Honduras et du Salvador. Ils s'identifient eux-mêmes simplement comme des « Mayas » sans tribu (à l'inverse de ceux des Hautes-Terres de l'ouest du Guatemala), et parlent la langue que les anthropologues appellent le « maya yucatèque », mais est reconnu par ceux qui le parlent et par les « Yucatecos » simplement comme « maya ». Les locuteurs de langue maya parlent également le plus souvent l'espagnol comme langue secondaire ou principale.

Yucatán

La première confrontation entre les Européens et la population indigène du Yucatán date de 1511, après qu'un groupe de rescapés Espagnols, ayant survécu à un naufrage, débarqua sur les rives du Yucatán. L'un des marins, Gonzalo Guerrero, s'intégra parfaitement à la population locale en épousant une autochtone dans la région de ce qui est aujourd'hui Chetumal. Les expéditions espagnoles suivantes (Córdoba en 1517, Grijalva en 1518 et Cortés en 1519) aboutirent à une guerre ouverte. La vulnérabilité aux maladies européennes et les conflits avec les Espagnols a réduit la population des Mayas Yucatèques de telle manière qu'elle comptait moins de 10 000 âmes en 1850. Les Mayas Yucatèques qui vivaient dans la jungle de Quintana Roo, à l'est, moins en contact avec les Espagnols, ont mieux résisté et ont survécu en plus grand nombre. Historiquement, la population de la moitié est de la péninsule a été moins intégrée et moins affectée par la culture hispanique que celle de la moitié ouest. Aujourd'hui, dans la Péninsule du Yucatán (États mexicains de Campeche, Yucatán et Quintana Roo), entre 750 000 et 1 200 000 de personnes parlent une des langues mayas. Cependant, les populations d'origine maya mais ne parlant pas leur langue d'origine sont trois fois plus nombreuses. Elles possèdent, cependant, d'anciens noms mayas comme Ak, Can, Chan, Be, Cantun, Dzib, Canche, Chi, Chuc, Coyoc, Hoil, Hau, May, Tamay, Ucan, Pool, Zapo, etc.

Source de l'article :
  • Wikipedia : Mayas
  • Wikipédia : Civilisation Maya